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RDCKinshasa · Cahier des 24 modules, v0.3

Le système hospitalier pensé pour Kinshasa.

Un socle commun, multi-tenant et modulaire, conçu pour les coupures de réseau et d’électricité. Une clinique d’abord, puis tout le réseau de soins.

  • Fonctionne sans internet ni courant réseau
  • Le patient contrôle l’accès à son dossier
  • Standards FHIR, DHIS2 et CIM-10
  • Livré avec le matériel et supervisé à distance
Coucher de soleil sur le fleuve Congo, palmiers en silhouette
Le fleuve Congo au coucher du soleil.Photo : Rahul Tilak, CC BY-SA 4.0
0modules
0services du socle
0phases de déploiement
0langues locales visées
01Point de départ

Commencer par une clinique, et la faire bien.

Le 9 octobre 2026, le Dr Michel Muvudi a posé la consigne : démarrer par le système d’une clinique, sur un socle solide, modulaire et multi-tenant, conçu pour les réalités locales et livré avec le matériel nécessaire. Ce cahier est une base de discussion à critiquer, chiffrer et compléter.

Livré avec le matériel qui le fait fonctionner

Ordinateurs, tablettes, instruments, Starlink et kits solaires. Le logiciel supporte une faible bande passante, des appareils modestes et des coupures d’alimentation.

Une carte, jamais de données médicales

La puce ne contient que l’identifiant. Perdue, elle reste sans danger : sans l’accord du patient, elle n’ouvre aucun dossier.

L’arrivée s’affiche à l’accueil

Un lecteur à l’entrée signale le patient et son rendez-vous. Rien de clinique, seulement l’écran du personnel d’accueil.

Chaque valeur a une origine

Saisie à la main ou venue d’un instrument : le dossier garde la trace et l’unité.

Une ville de plus de dix millions d’habitants.

Distances, circulation, coupures, débrouille. Le SGH est dessiné pour cette réalité, pas pour une clinique idéale.

Vue sur la ville depuis la tour de l’échangeur de Limete
Vue depuis la tour de l’échangeur de Limete : la ville s’étend à perte de vue.Photo : Steeve P, CC BY-SA 4.0
Scène de rue à Kinshasa, boulevard des Huileries
Boulevard des Huileries : commerces, brouettes, voitures. La ville réelle.Photo : Antoine Moens de Hase, CC BY 2.0
Kinshasa depuis un étage élevé, avec le fleuve au loin
Kinshasa vue d’en haut, le fleuve et les tours de Gombe au fond.Photo : Irene2005, CC BY 2.0
02Architecture

Six principes. Mal posés, il faudra tout reprendre.

01

Multi-tenant par abonnement

Une installation, plusieurs établissements. Données isolées, modules activés et facturation propres à chacun.

02

Hors ligne d’abord

Travailler sans internet ni courant réseau, puis se synchroniser au retour de la connexion.

03

HL7 FHIR comme modèle

Patient, Encounter, Observation… L’interopérabilité avec DHIS2 en découle au lieu d’être ajoutée après.

04

Le consentement contrôle l’accès

Lire une carte ou connaître un identifiant ne donne jamais accès au dossier. Tout passe par une autorisation tracée.

05

Modularité réelle

Chaque module s’active par établissement, parle aux autres par des interfaces définies, ne lit jamais leur base.

06

Saisie manuelle ou instrument

Toute mesure peut être saisie à la main ou venir d’un instrument. L’origine de chaque valeur est tracée.

Essayez : le réseau tombe, la clinique continue.

Enregistrez des actions, coupez le réseau, enregistrez-en d’autres, puis rétablissez : tout se synchronise.

ConnectéStarlink · synchronisation active
Tablette · base locale
Serveur central
File d’attente locale0 en attente

Cliquez sur « Enregistrer une action », puis coupez le réseau et recommencez.

    04Le socle

    Six services portent tous les modules.

    Présent dans toute installation, jamais vendu module par module. Il doit être terminé en premier.

    Essayez : une carte lue ne donne jamais accès au dossier.

    Le patient décide depuis son téléphone. Même l’accès d’urgence est justifié, tracé et notifié.

    Tablette · Clinique Espoir

    Présentez la carte du patient

    ViePrécieuse

    Aucune demande en attente.

    Vous voyez ici qui a consulté votre dossier.
    Journal d’audit
    1. Système prêt. La carte du patient contient un identifiant, aucune donnée médicale.
    05Le parcours du patient

    Une matinée à la clinique, du point de vue de Mme Kasongo.

    Sept moments, sept modules. Ils se parlent par des interfaces définies et ne lisent jamais la base de l’autre.

    1. Elle arrive

      Mme Kasongo franchit la porte. Le lecteur de l’entrée signale son arrivée au personnel : son nom et son rendez-vous de 10:30. Rien de médical ne s’affiche.

      Module M1
    2. Elle décide

      Elle se soigne aussi dans une autre clinique ? Sa carte déclenche une demande sur son téléphone. Elle choisit quoi partager et pour combien de temps. Sans son accord, la carte n’ouvre rien.

      Module S4
    3. Le médecin la reçoit

      Antécédents, allergies, signes vitaux saisis à la main ou lus sur l’instrument, diagnostic codé. Chaque valeur garde sa trace : qui, quand, avec quel appareil.

      Module M2
    4. Une analyse est demandée

      La demande part au laboratoire. Le résultat revient dans le dossier une fois validé, avec l’automate d’origine. Si l’appareil est en panne, la saisie manuelle reste possible.

      Module M6
    5. La pharmacie délivre

      Dispensation sur ordonnance, par lot et avec la date de péremption. Quand un médicament critique descend sous le seuil, l’alerte part avant la rupture.

      Module M8
    6. Elle passe à la caisse

      Espèces, mobile money ou tiers payant. Le reçu est lié à la consultation, et la caisse se clôture le soir sans ressaisie.

      Module M11
    7. L’État reçoit les chiffres

      L’activité de la clinique est agrégée, sans identité, et part vers DHIS2. Les bailleurs et le ministère voient des indicateurs, jamais des dossiers.

      Module M17
    06Les 24 modules

    Cinq familles, un seul système.

    Ouvrir l’explorateur

    Prêt à critiquer, chiffrer et compléter ?

    17 questions ouvertes attendent l’équipe technique : hors ligne, multi-tenant, FHIR, cartes NFC, hébergement.